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Limoges France

Abbaye Saint-Martial de Limoges (vestiges)

  L’ancienne horloge à lune et à jacquemarts (disparue)

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Merci à notre fidèle correspondant Hugues Dauscher pour son expertise,                          sa disponibilité et ses précieuses trouvailles.


Pendule de la Mort de l’abbaye Saint-Martial (Limoges)



Horloge monumentale à automates (jacquemart) de la fin du XVIIᵉ siècle (1609–1691), la Pendule de la Mort ornait l’ancienne abbaye Saint-Martial de Limoges.

Haute d’environ 4 mètres, elle indiquait les heures sur un cycle de 24 heures et présentait en partie haute des phases de la lune, caractéristiques de l’horlogerie savante de l’époque.

La gare de Limoges-Bénédictins, inaugurée le 2 juillet 1929,

séduit par son dôme lumineux et sa tour emblématique.

Un joyau architectural comptant parmi les plus belles gares de France.

Note

Cette illustration est une reconstitution hypothétique basée sur des descriptions écrites ; aucun vestige matériel n’est conservé.

Pour les moines comme pour les visiteurs, cette horloge devait être une présence marquante :

 le son métallique des timbres, le mouvement des automates et la figure animée de la Mort faisaient du passage du temps un spectacle saisissant.

 Ici, l’heure ne passait pas inaperçue : elle se rappelait à tous, de façon concrète et parfois troublante, que le temps s’écoule et que nul ne peut s’y soustraire.

Conclusion


Œuvre aujourd’hui disparue mais bien documentée, la Pendule de la Mort est connue grâce à des sources concordantes. Sa description repose sur une reconstitution historiquement cohérente, bien qu’aucune preuve matérielle complète ne soit conservée.

L’automate central figurait la Mort sous la forme d’un squelette assis,

posé sur une corbeille de fleurs reposant sur un globe.

Le mécanisme animait la tête, la mâchoire et les bras du squelette, qui brandissait une faux frappant un timbre.

Un serpent animé simulait une morsure de la jambe, que le squelette levait en réaction.


Au sommet, deux anges automates, actionnés par un balancier horizontal, frappaient les timbres pour marquer les quarts et demi-heures.


Réalisée en bois et métal, cette horloge relevait d’une iconographie baroque et symbolique, associant le temps, la mort et l’ordre cosmique (memento mori).


Le mécanisme a disparu ; le squelette, récupéré au XIXe siècle, aurait intégré les collections liées au musée Adrien-Dubouché. Un dessin de Jean-Baptiste Tripon constitue l’unique témoignage visuel connu.